Pourquoi lutter contre l’invasion du frelon asiatique?

Dans le cadre de la lutte contre le frelon asiatique, l’association MACADEVI, MAîtrise du Cadre dE Vie a proposé une conférence à Sathonay-Camp :

Pourquoi lutter contre l’invasion du frelon asiatique?

Les frelons asiatiques ont été importés en 2004 dans des poteries venant de Shanghaï (Chine).
Depuis, leur prolifération et leur dissémination sur toute l’Europe est exponentielle.
Dans nos contrées, ils n’ont pas de prédateurs.

Pourquoi piéger les fondatrices au printemps, puis signaler et faire détruire les nids à l’automne?  (site :www.frelonsasiatiques.fr avec photo du nid) :

Protection des populations, c’est un problème de santé publique, animal agressif en groupe, lorsqu’il se sent attaqué. (hospitalisation pour anaphylaxie 1500 à 3000 euros – réanimation pour piqûres multiples≥5000 euros, estimations ARS).

Protection de la biodiversité : pour nourrir leurs larves les FA détruisent 11 kg d’insectes par an dont les abeilles !

– Dégâts dans les fruitiers, d’où impact économique. Ils se nourrissent de sucre, fleurs au printemps, fruits en été, particulièrement les figues.

Une loi du 14 mars 2025 et son décret d’application du 29/12/2025, précisent les modalités d’adoption d’un plan national et départemental de lutte contre le frelon asiatique.

Les collectivités locales doivent informer la population et prendre en charge le protocole de piégeage de printemps.

Du 15/02 au 15/05, dès que les températures sont supérieures à 15°, 3 jours de suite, les mairies mettent à disposition des habitants volontaires un piège sélectif, le meilleur étant le piège BEEVITAL.

Le mélange attractif est composé d’1/3 de sirop de grenadine, 1/3 de vin blanc et 1/3 de bière brune à changer toutes les semaines.

Il faut au minimum un maillage de 10 pièges par km2 sur les zones urbanisées.

Un groupe WhatsApp est constitué où chaque participant note ses « prises » et fin mai le nombre de fondatrices capturées est déclaré par le responsable communal du groupe.

A l’automne, lorsque les feuilles sont tombées et que les nids sont repérables, il est important de les déclarer (photo à l’appui sur le site www.frelonsasiatiques.fr et de les faires enlever par des professionnels (150 à 300 euros l’intervention), pour éliminer les 700 reines fécondées avant qu’elles ne se dispersent et s’enterrent.

Chaque nid peut contenir jusqu’à 700 fondatrices fécondées, qui vont se protéger l’hiver en se cachant au sol sous des feuilles. 80 à 90 % meurent, mais les autres sortent au printemps, créent un petit nid primaire, sous les combles, dans des cabanes de jardin, etc…, elles vont y pondre les ouvrières qui vont construire un gros nid (ouverture sur le côté), dans lequel la reine va continuer à pondre.

Destruction des nids primaires conseillée elle aussi et attention aux maisons d’enfants dans les jardins, bien vérifier s’il n’y a pas un nid primaire, avant de laisser les enfants jouer dedans !

32 reines fondatrices ont été capturées dans la commune de Sathonay camp, plus particulièrement en zone urbaine.